Pourquoi me lancer le défi public rejoindre 55 555?
- Manuela Rigaud Théodore

- il y a 11 heures
- 4 min de lecture
Un chiffre, pas un souhait
Je me donne un objectif : rejoindre 55 555 personnes par mes conférences, mes formations et mes ateliers.
Le choix de la précision n'est pas de la coquetterie. Un objectif rond se transforme facilement en intention floue, et une intention floue ne demande de comptes à personne. Un chiffre précis, lui, se compte. Il se suit. Il se rate ou il s'atteint. C'est exactement pour cette raison que je l'écris ici, publiquement, plutôt que dans un carnet que personne ne lira.
Pourquoi le chiffre 5
Le 5 n'est pas arrivé par hasard dans mon défi.
Le chiffre cinq représente la liberté, le changement, l'aventure et l'équilibre des sens. Il montre aussi un besoin de nouveauté et une grande capacité à s'ajuster aux changements de la vie.
Relisez cette liste en pensant à la santé mentale au travail. Vous y trouverez, presque mot pour mot, ce que je souhaite à chaque personne assise devant moi :
La liberté de nommer ce qu'elle vit sans craindre d'être jugée ou étiquetée.
Le changement, parce que subir un milieu qui épuise n'est pas une fatalité.
L'aventure, celle d'essayer une nouvelle façon de communiquer, de déléguer, de poser ses limites.
L'équilibre des sens, cette capacité à se reposer sur ce qu'on ressent plutôt que de le mettre en sourdine.
La capacité à s'ajuster, qui est probablement la compétence la plus sous-estimée de notre époque.
Le 5 est donc devenu ma mesure. Cinq fois répété, il donne un objectif qui me ressemble.
Ce qui m'a menée là
Depuis 2010, j'interviens auprès des gens : d'abord comme éducatrice spécialisée, ensuite comme psychoéducatrice, puis comme conférencière et formatrice. J'ai travaillé en santé mentale, en petite enfance, en psychiatrie légale, dans des programmes d'aide aux employés et auprès d'équipes de gestion.
Chaque fois que je quitte une salle, le même constat me suit jusqu'à l'auto : les gens ne manquent pas de bonne volonté. Ils manquent de mots, d'outils et de permission.
Un gestionnaire qui voit son employée s'éteindre depuis trois semaines veut bien faire. Il ne sait simplement pas comment ouvrir la conversation, ni quoi répondre si la personne se met à pleurer. Une éducatrice épuisée sait qu'elle tire de la patte. Elle ne sait pas comment le dire sans avoir l'impression de trahir son équipe. Un parent inquiet reconnaît les signaux chez son adolescent. Il ignore par où commencer.
Ce vide-là ne se comble pas avec de l'empathie seule. Il se comble avec de la formation : des repères concrets, des phrases à dire, des façons de faire qu'on peut essayer dès le lendemain matin.
C'est ce que je fais. Et c'est ce que je veux faire 55 555 fois.

Ce que le compteur va inclure
Chaque personne présente dans une salle, physique ou virtuelle, compte pour une unité.
Une conférence de 40 personnes ajoute 40. Un atelier de 12 en ajoute 12. Une formation de trois heures avec 8 gestionnaires en ajoute 8.
Je compte des personnes, pas des inscriptions ni des vues. La différence est importante : un chiffre de vanité gonfle vite, un chiffre de personnes réellement rejointes se gagne une salle à la fois.
Les thématiques qui alimenteront ce total touchent quatre grands terrains :
La santé mentale et l'équilibre personnel. L'anxiété, la gestion du stress, l'intelligence émotionnelle, la prévention de l'épuisement professionnel, la gestion du temps et des priorités.
Le milieu de travail. La communication efficace, les personnalités et la dynamique d'équipe, la civilité, la prévention du harcèlement, l'accompagnement d'un employé en détresse, les risques psychosociaux.
La petite enfance. Le développement global, les comportements difficiles, la collaboration avec les parents, le soutien aux équipes éducatives.
Les jeunes et les familles. Les écrans, l'opposition, l'intimidation, les habiletés sociales, l'accompagnement des parents.
Pourquoi le rendre public
Trois raisons, honnêtement.
La première : la responsabilisation. Un objectif annoncé devient difficile à repousser tranquillement d'un trimestre à l'autre.
La deuxième : la transparence. Je partagerai le compteur au fil des mois, y compris les périodes creuses. Parler de santé mentale en ne montrant que ses réussites serait une contradiction assez gênante.
La troisième : l'invitation. Un défi comme celui-là ne se réalise pas seule. Il se réalise parce que des personnes en position de décider ouvrent leur porte.
Vous faites peut-être partie de l'équation
Chaque personne dans votre organisation compte dans ce total.
Si vous êtes en position de décider pour une entreprise, un milieu de garde, un organisme communautaire, une école ou une équipe de travail, vous détenez quelque chose que je ne peux pas créer seule : l'accès à un groupe de personnes qui gagneraient à recevoir ces outils.
Vous n'avez pas besoin d'un budget de formation immense, ni d'un plan sur trois ans, ni d'une crise en cours pour commencer. Une conférence d'une heure, à l'heure du dîner ou lors d'une journée d'équipe, suffit souvent à déclencher des conversations que personne n'osait entamer.
Ce que ça donne concrètement : des gens qui repartent avec des mots pour nommer ce qu'ils vivent, des gestionnaires qui savent quoi faire du malaise qu'ils observent, et une équipe qui a passé une heure ensemble sur autre chose que des chiffres.
On commence par 15 minutes
Le premier pas est simple et il ne vous engage à rien : une rencontre découverte de 15 minutes, pour me parler de votre milieu, de ce que vous observez et de ce dont vos gens auraient besoin. Si mes services conviennent, on regarde les formats et les dates. Sinon, je vous oriente vers autre chose. Dans les deux cas, vous aurez avancé.
Réservez un appel découverte de 15 minutes, sans frais.
Suivez le compteur avec moi
Le décompte est public et mis à jour au fil des activités.
Vous pouvez le consulter ici : 55 555 LE DÉCOMPTE
Vous y verrez le nombre de personnes rejointes et les semaines tranquilles y seront aussi visibles que les bons coups! C'est la seule façon honnête de raconter un défi.
Sur ce, je vous souhaite une bonne santé mentale!



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